Je n'en reviens pas de pouvoir encore me mettre dans cette état pour ça, enfin pour ça, je ne sais même pas ce qu'est ce "ça" puisque je n'ai pas vraiment de raison d'être mal, mais il n'empêche que je le suis. Qu'est-ce je m'en sens ridicule... Je suis consciente de ne pas avoir une "vie difficile" et de ne pas vraiment connaître sa duretée mais je n'arrive pourtant pas à l'aimer, j'arrive juste à la supporter. C'est dingue comme un simple cours peut te rappeler autant de souvenirs, puis comme quelqu'un qui voulait juste se montrer bienveillant peut te détruire, il m'a simplement mis ces deux mains sur les épaules, m'a fait un sourire censé être rassurant je suppose puis m'a dit " Pourquoi tu as toujours l'air triste" et comme d'habitude, je n'ai pas répondu, j'ai simplement tenté de m'enfuir le plus loin possible et m'empêcher de pleurer. Ca allait pourtant mieu mais ces quelques minutes m'ont rappelés trop de mauvais souvenirs et depuis je n'y arrive plus, je n'arrive même plus à sourir, tout ce que j'arrive encore à faire c'est une sorte de grimace atroce. Je crois que je n'arriverais jamaisà passer plus de trois semaines sans refaire une comédie et m'acharner sur mon propre sort, j'ai tellement honte. Ca me rappelle cette fameuse semaine où j'ai réussi à faire pleurer ma mère, à inquiéter mon père et à exister aux yeux de ma soeur. J'en ai tellement honte que je n'en ai jamais parlé à personne, va savoir pourquoi je le fais aujourd'hui...Je voulais tout simplement mourir et le pire, c'est que je leur ai dis, j'en pouvais tellement plus que j'aurais été capable de m'embrocher sur une fourchette à la cantine, je passais la moitié de la journée à pleurer et l'autre à essayer de ne pas pleurer, je recevais des dizaines d'appelle de mon père par jour, je fuyais tout le monde, j'ai essayé de me faire vomir plus d'une fois, j'ai essayer de me détruire par tout les moyens sans y arriver puis ca a fini par passer. Ma famille a fini par oublier et mes les autres n'ont jamais été au courant et moi aussi j'ai oublié mais cette semaine m'y a fait repenser mais bizarement le simple fait d'avoir raconter ça, j'me dis que maintenant j'ai de la chance. J'ai de vraies amis sur lesquels je sais que je pourrais toujours compter et surtout je ne serais plus seul, même si ces pauvres cons de prof me cataloguent dans le rayon solitaire et "fuis les gens" ( ça je ne m'en remettrais jamais je crois ) je n'ai jamais été aussi peu seul de ma vie avant je n'avais que des amitiers surperficielles, peut-être pas mal de temps en temps quand tout va bien, elles sont plutot pas mal mais quand un p'tit truc va mal, tu peux aller te faire. Maintenant je peux compter sur eux et ça me rassure et ils sont d'ailleurs ma seule raison d'aller bien.
S'il vous plait, arrêter de dire que c'est à cause de ces gens ca n'a pas de rapport ( enfin ca n'aide pas mais bon... ), j'en suis plus à ce point-là quand même, heureusement ou malheureusement d'ailleurs : ( non malheureusement, il m'aurait resté plus qu'une semaine et ça aurait été réglé au moins.
J'ai enfin pû faire du vélo après des mois sans bouger
les fesses. J'ai cru que j'allais crever au milieu de la foret
mais ça était le seul bon moment de la journée et même
de la semaine, j'étais enfin seule, enfin seule, je le suis
toute la semaine mais d'habitude c'est seule entouré de
gens que là au moins c'était seul entouré d'arbres et je
dois avouer que la compagnie d'arbre est plus agréable
que celle des humains, je les détéstes même si je l'aime,
même si je me détéste, même si je les aime, même si
Il ne m'aime pas.
I'm sittin' here all by myself
just tryin' to think of something to do
Tryin' to think of something, anything
just to keep me from thinking of you
But you know it's not working out
'cause you're all that's on my mind
One thought of you is all it takes
to leave the rest of the world behind
J'aimerais redevenir ce que j'ai pu être pendant si peu de temps.